SITUATION DE LA RAGE ANIMALE

 

AU QUÉBEC EN 2000

 

Les données de ce texte proviennent de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Elles ont été compilées dans le cadre du programme de surveillance de la rage. Les animaux suspectés d’être enragés et d’avoir eu des contacts avec des gens ou des animaux domestiques sont soumis à une épreuve de diagnostic. La rage est une maladie à déclaration obligatoire par la Loi sur la Santé des animaux.

 

Le nombre de cas rapportés de rage animale est passé de 10 en 1999 à 21 en 2000. Cette augmentation est attribuable en partie aux  chauves-souris : aucune en 1998, une en 1999 et 7 en 2000. Tous les diagnostics de rage chez  les chauves-souris, sauf un, sont antérieurs à l’annonce du décès d’un garçon dû à une souche du virus rabique reliée aux chauves-souris en octobre 2000.

 

Territoire nordique

 

Au nord du 50è parallèle, l’état de la rage demeure endémique dans les agglomérations bordant la Baie d’Hudson et la Baie d’Ungava.  A Schefferville, après plus de 4 ans d’inactivité, un renard a été trouvé enragé. Une recrudescence de la rage a été également signalée au Labrador. En 1996, une activité semblable avait conduit la rage au Saguenay-Lac St-Jean où elle avait sévi entre 1996 et 1998.

 

À Matagami, deux chiens ont été diagnostiqués rabiques en juin.

 

L’Abitibi

 

Depuis 1996, la rage persiste en Abitibi, plus précisément au nord de La Sarre. En tout, 8 renards roux ont été trouvés positifs à la rage entre les mois de mai et août 2000. Dans la région ontarienne adjacente, c’est 23 renards enragés près de  Cochrane qui figurent dans les statistiques.

 

Au sud de la province

 

Sept chauves-souris enragées ont été déclarées dans les municipalités suivantes : Saint-André d’Argenteuil,  Hudson, Huntingdon, Abercorn, Ste-Anne de la Pérade, St-Basile de Portneuf et Waterville.

 

Vaccination des ratons-laveurs des Cantons de l’Est

 

Pour une deuxième année, un largage d’appâts vaccinaux s’est déroulé en septembre 2000 afin de créer une barrière de ratons-laveurs immunisés contre la rage au nord de la frontière canado-américaine. L’objectif est de stopper l’épidémie de rage sévissant au Vermont. Un peu plus de 90 000 appâts ont été largués dans une zone comprise entre la Rivière Richelieu et Coaticook. Cette zone s’étend à 18 km de la frontière à l’ouest du Mont Sutton et à 10 km en se dirigeant vers Coaticook (voir carte).

 


État de la rage autour du Québec

 

 

En Ontario, 47 ratons-laveurs ont été trouvés enragés par la souche associée à cette espèce. L’épidémie est localisée à environ 60 km au sud d’Ottawa, entre Kemptville et Brockville. Des mesures d’éradication ont été mises en place par le Ministère des Richesses naturelles. Les zones entourant Kitchener et Peterborough ont reçu des vaccins immunisant les renards dont la souche est toujours active chez les renards et les moufettes du sud-est ontarien.

 

À la pointe sud-ouest du Nouveau-Brunswick, dans la région de Saint-Stephen, 15 spécimens ont été infectés par la souche du raton laveur.

 

Au nord du Vermont, au moins 3 cas de rage ont été relevés à des distances variant de 18 à 26 km de la frontière canadienne. Des appâts vaccinaux ont été largués pour une 5è fois depuis 1997 dans cette région afin de contenir la souche de la rage du raton laveur au sud de la frontière.

 

Ce texte et la carte de distribution des cas de rage sont disponibles sur le site de l’Association des médecins vétérinaires en santé publique du Québec à l’adresse www.amvspq.org

 

François Lagacé mv

16 janvier 2001